Coup de coeur·Roman

La chambre des merveilles de Julien Sandrel

 

Louis 12 ans, enfant précoce en classe de 3ème vit seul avec sa maman Thelma, Directrice marketing pour un grand groupe cosmétique à Paris. Elle est débordée, donne tous pour son travail, elle n’arrive plus à voir où son ses priorités…

Mais un samedi matin c’est le drame, alors qu’elle part rejoindre sa mère pour déjeuner, à pied avec son fils en skate, celui-ci est percuté par un camion.

Le monde de Thelma s’effondre à l’annonce du diagnostic très réservé de Louis, dans un coma profond.

Elle bascule dans une sombre dépression, boit, plus rien n’a d’intérêt pour elle malgré l’appui inconditionnel de sa mère…jusqu’à ce qu’elle découvre caché sous un matelas un carnet écrit par son fils : “Le livre des merveilles” ou celui-ci a noté toutes les choses qu’il a envie de réaliser…sa vie va alors changer !

En lisant ce livre, j’ai ri, j’ai pleuré, beaucoup réfléchi, et me suis aperçue, combien, parfois, malgré nous, nous donnions de l’importance à des choses qui n’en avaient pas. Ce livre m’a profondément touché, un livre merveilleux (il porte bien son nom  🙂 )bouleversant, un grand, non un énorme coup de coeur comme je n’en ai  pas eu depuis longtemps. Tout le monde devrait lire ce livre.

Petite note j’ai adoré le clin d’œil au film Thelma et Louise qui colle bien aux personnages principaux.

Bravo à Julien Sandrel pour son premier roman, une réussite, un livre parfait !

Éditeur : CALMANN-LÉVY (07/03/2018)
Nombre de pages : 265

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Inattendu, bouleversant et drôle,
le pari un peu fou d’une mère
qui tente de sortir son fils du coma
en réalisant chacun de ses rêves.

Louis a 12 ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère, Thelma, qu’il est amoureux pour la première fois, il voit bien qu’elle pense à autre chose, à son travail sûrement. Alors il part, fâché et déçu, avec son skate, et traverse la rue à fond. Un camion le percute de plein fouet.

Le pronostic est sombre. Dans quatre semaines, s’il n’y a pas d’amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis. En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet sous le matelas de son fils. À l’intérieur, il a dressé la liste de toutes ses « merveilles », c’est-à-dire les expériences qu’il aimerait vivre au cours de sa vie.

Thelma prend une décision : page après page, ces merveilles, elle va les accomplir à sa place. Si Louis entend ses aventures, il verra combien la vie est belle. Peut–être que ça l’aidera à revenir. Et si dans quatre semaines Louis doit mourir, à travers elle il aura vécu la vie dont il rêvait.

Mais il n’est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on a presque quarante ans…

Thriller

Ne prononcez jamais leurs nom de Jacques Saussey

Le livre commence fort, très fort, un attentat dans un train tue 18 personnes. Dès le début, pas de surprise on sait que celui qui a posé la bombe est Damian Iturzaeta, un jeune du coin, qui est démasqué quelques minutes après par Daniel Magne, là part hasard, en “repos” forcé, flic muté depuis peu à Hendaye, au pays basque.

S’en suit une course poursuite, ou Daniel est kidnappé et torturé par Damian.

C’est à ce moment qu’entre en scène Lisa, l’ancienne compagne de Daniel, enceinte de celui-ci, flic aussi, qui décide coûte que coûte de retrouver sa trace et d’arrêter par la même occasion le tueur.

Via des enregistrements vidéos, Damian nous explique pourquoi il a commis cet attentat (et d’autre crime) en nous racontant l’histoire de sa vie.

Avant tout, je précise que je suis déçue, pas par le livre, mais de ne pas avoir lu les premiers romans de cet auteur, car ce livre fait partie d’une série (on y suit Daniel Magne et Lisa Heslin). Mais à part ça, j’ai adoré ce roman sans temps morts, une historie à 100 à l’heure, celle d’un tueur de masse sans état d’âme, à l’enfance brisée, mais même comme ça je n’arrive pas à lui trouver d’excuse.

Un livre dure,  qui ne nous préserve d’aucune sorte de la folie de certains, ne nous cachant rien de ce qu’ un psychopathe inhumain est capable.

J’ai adoré découvrir les personnages torturés Daniel et Lisa, qui semblent ne jamais pouvoir être heureux ensemble. Il ne me reste plus qu’à lire la série depuis le début !

Éditeur : LE LIVRE DE POCHE (17/01/2018)
Nombre de pages : 463

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Muté au pays basque pour insubordination, le commandant Magne s’est aussi éloigné de sa compagne, la lieutenant Lisa Heslin. Alors qu’il noie
son ennui dans une consommation d’alcool au-delà des limites autorisées, il est par hasard témoin d’un gigantesque attentat en gare de Biarritz. Un wagon entier est soufflé par une explosion, laissant plusieurs dizaines de victimes.
Lancé à la poursuite d’un suspect, Magne tombe dans un piège et se retrouve kidnappé dans un lieu inconnu. Lisa est alertée et décide de rejoindre
Biarritz pour participer à l’enquête.

Policier·Roman

Sans même un adieu de Robert Goddard

 

1923 : Geoffrey Staddon  architecte, dont la cote est en chute libre suite à la dévastation par un incendie d’un hôtel dont il avait dessiné les plans, découvre dans le journal que son ancienne maîtresse, Consuela Caswell brésilienne et épouse du riche Victor Caswell, est accusée du meurtre par empoisonnement de la nièce de celui-ci.

Via des flashs-black, Geoffrey raconte la  rencontre et l’histoire d’amour interdite qu’il a vécu avec Consuela en 1911, lors de la construction de Clouds Frome, la demeure qu’il a imaginée pour son mari.

Je ne vais pas m’attarder plus sur ce livre tellement il me fut difficile d’en finir la lecture. Un livre plat, ennuyeux, la fin arrive tout juste à nous faire oublier légèrement la platitude du reste de l’histoire. En bref, un livre pas fait du tout pour moi.

Éditeur : LE LIVRE DE POCHE (03/01/2018)
Nombre de pages : 795

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1911. Geoffrey Staddon, un jeune et talentueux architecte, vient de concevoir une magnifique demeure, Clouds Frome. En travaillant sur ce projet, il est tombé fou amoureux de l’épouse de son commanditaire, Consuela Caswell. Alors que les amants projettent de vivre ensemble, Geoffrey abandonne finalement la jeune femme à son triste sort, préférant se consacrer pleinement à ses ambitions professionnelles.
1923. Geoffrey apprend par un article de presse que Consuela Caswell est accusée de meurtre et risque la peine capitale. Bouleversé par cette nouvelle qui réveille bien des fantômes et ravive son sentiment de culpabilité, il décide de retourner à Clouds Frome. Il ne sait pas encore que ce qu’il va y découvrir bouleversera son existence.

Roman

Les larmes noires sur la terre de Sandrine Collette

    Le roman se déroule dans un futur proche. Moe quitte Tahiti pour s’installer avec Rodolphe à Paris, elle croit fuir ainsi la misère de son île. Se n’est pour elle que le début d’une longue descente aux enfers qui la fera échouer, elle est son bébé Côme, fruit d’une liaison,  à la “casse”.… Lire la suite Les larmes noires sur la terre de Sandrine Collette

Thriller

Une proie facile de Laura Marshall

 

2016
Louise a une vie plutôt rangée, décoratrice à succès, mère du petit Henry, séparée du père de celui-ci, Sam, dont elle était secrètement amoureuse adolescente, qu’elle n’a revue qu’à l’âge adulte.
Tout va bien pour elle, malgré une séparation difficile, jusqu’au jour où elle reçoit via Facebook une invitation de Maria Waston…mais voilà celle-ci, après une soirée au lycée,  est déclarée disparue et morte depuis 25 ans…

Dans la foulée, elle est invitée à une soirée organisée par les anciens élèves de sa promo de 1989, la fameuse même promo dont faisait partie Maria avant de disparaître.

C’est pour elle, l’occasion de revoir ses anciens camarades de lycée. Il y a tout d’abord une première visite chez Sophie pour discuter avec elle de cette étrange invitation Facebook et des messages que cette Maria lui envoie. Sophie était au lycée la fille populaire dont tout le monde parlait, on rêvait d’être vu à ses côtés. Cet échange ne lui apprenant rien, elle décide de prendre contact avec Estelle, qui, au contraire de Sophie était la fille à éviter.

L’intrigue nous emmène à des retours en arrière, lors de cette fameuse année 1989. Tout doucement l’auteur nous dévoile des brides du passé de Louise, nous dévoilant ses faiblesses de jeunesses, ses erreurs, ses remords lui ayant empêché durant 25 ans de s’épanouir correctement.

L’auteur nous emmène à une grande réflexion sur les dangers des réseaux sociaux en tout genres (Facebook, site de rencontre etc…), mais aussi sur comment suite à des erreurs de jeunesses l’on peut devenir une meilleure personne, plus respectueuse, plus tolérante, comme pour se faire pardonner ses erreurs, mais aussi comment cela peut nous ronger de l’intérieur.

Elle y développe très bien un sujet d’actualité : le harcèlement scolaire et ses conséquences, la peur du rejet des autres, nous “obligeant”, parfois à avoir des comportements qui ne nous ressemblent pas.

Il y a également des clichés, la fille populaire ayant raté sa vie, et au contraire  la paria devenue, belle riche, et ayant un super job…mais cela ne m’a rien enlevé au plaisir de  lire ce livre.

J’ai pris une claque avec ce livre, car je n’ai absolument rien vue venir, une fin, un dénouement inattendu. Un suspens que l’auteur a su maintenir jusqu’au bout, et pour ça un grand bravo !

Éditeur : FLEUVE EDITIONS (08/02/2018)
Nombre de pages : 384

 

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Maria Weston demande à devenir ton amie.
Et si c’était ça, l’origine de tous les problèmes ?
Au collège, déjà, Maria Waston cherchait désespérément à être admise dans le cercle très fermé des filles les plus populaires de l’école. Mais les rumeurs précédant son arrivée en cours d’année avaient ruiné tous ses espoirs d’y parvenir. Pire encore, elle était devenue la victime facile de leurs manigances. Quand Louise reçoit un jour une demande d’ajout d’ami émanant du compte Facebook de Maria, elle est horrifiée… Car Maria Weston est morte vingt-cinq ans plus tôt.
Alors que Louise a mis des années à enfouir le souvenir de cette fille tout au fond d’elle-même, l’invitation et les messages inquiétants qui s’ensuivent font d’un coup resurgir le passé. Tout comme le secret de Louise, si intimement lié à la disparition de sa camarade.
Un secret qui, révélé au grand jour, pourrait bien détruire sa vie.

Policier·Roman

La lettre froissée- Une enquête à la belle époque Tome 1 de Alice Quinn

 

Cannes 1884

Miss Gabriella Fletcher arrive chez Mademoiselle Filomena Giglio dite Lola pour y être employée en tant que gouvernante.
Au même moment elle assiste à la rupture de sa future patronne : son amant et protecteur Eugène a décidé de s’enrôler dans l’armée. Avec son départ elle perd aussi bien l’homme qu’elle aime mais aussi, son protecteur, son soutien financier mais également sa maison ! Eh oui Lola est ce qu’on appelle à l’époque une femme de petite vertu, ou courtisane, femme, que toute fille de bonne famille évite.

Sachant tout cela, Miss Fletcher, devrait fuir, en effet, anglaise de bonne famille mais sans le sous, et ayant perdu toute crédibilité depuis qu’on a découvert qu’elle avait une nette préférence pour la gent féminine, se voit dans l’obligation d’accepter ce poste. Elle doit apprendre à Lola à tenir une maison, recevoir comme une grande dame.

En rentrant un soir d’une soirée bien arrosée, Lola, Guy de Maupassant et un r ami découvre dans un buisson le corps sans vie d’une jeune femme. Lola manque défaillir en découvrant qu’il s’agit de Clara Campo son amie d’enfance.
Avec la grande capacité d’analyse de Lola, l’esprit imaginatif de Maupassant, et le côté ordonné de Gabriella, voilà nos 3 amis décidés à découvrir qui a bien pu en vouloir à Clara au point de la tuer.

L’auteur nous promène à travers son roman dans la magnifique ville de Cannes, avec des paysages à couper le souffle, de magnifique maison, mais à une époque ou tout était différent. La femme n’avait sa place qu’à la maison, les pauvres étaient très pauvres et vivaient dans une misère absolue, les orphelins étaient mal traités et oubliés de tous.

Je me suis beaucoup attachés aux 3 personnages principaux, comme aux secondaires (Rosalie, la petite orpheline Anna…), mais j’ai au par moment certaines difficultés à accrocher totalement au récit, beaucoup de longueur malheureusement qui m’ont vraiment gâché la lecture, m’obligeant par moment à poser le livre pour le reprendre plus tard. C’est bien dommage quand on voit la qualité de l’écriture, la recherche sur le caractère des personnages et des lieux cités comme des coutumes et us de l’époque.

Éditeur : City Roman (01/2018)
Nombre de pages : 415

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Cannes, printemps 1884Plus rien ne semble devoir sourire à Miss Gabriella Fletcher : l’aristocrate britannique, déjà déclassée en raison de sa ruine et de ses préférences amoureuses, vient de perdre son emploi en même temps que son amante, et son avenir s’annonce bien sombre. C’est alors qu’elle tombe sur une petite annonce qui pourrait bien devenir sa planche de salut?La voilà gouvernante de Filomena Giglio, dite « Lola » : sa villa « Les Pavots » est dans un état déplorable et ses m?urs sont pour le moins dissolues, mais cette patronne hors du commun n’est pas pour déplaire à Miss Fletcher, loin de là. Malheureusement, le répit est de courte durée. Un messager inattendu ? un certain Maupassant ? débarque, porteur malgré lui d’une mauvaise nouvelle : Lola, dont la rente va être suspendue, risque l’expulsion. Une sorte de fatalité semble s’acharner sur la jeune femme quand, peu de temps après, son amie d’enfance Clara, qui l’avait justement appelée à l’aide quelques jours plus tôt, est retrouvée morte dans des circonstances troublantes. Lola, Gabriella et l’homme de lettres décident de relever le défi : résoudre l’énigme du décès de Clara et trouver l’argent pour ne pas se retrouver à la rue. Leur détermination suffira-t-elle dans un monde où la fortune, les hommes et les apparences règnent en maîtres ?

 

Thriller

Le tueur au miroir de Fabio M. Mitchelli

 

On retrouve pour la 2eme fois Louise Beaulieu l’inspecteur canadienne qui n’en fait qu’à sa tête et se fiche des règles et Carrie Callan l’américaine vivant en Alaska traumatisée par la mort de son père ancien policier. L’une pour résoudre des meurtres de jeunes femmes inexpliqués dont sa compagne, et l’autre pour arrêter Daniel Singleton le tueur en série déjà rencontré dans le livre “Une forêt obscure” , assassin entres-autres du père de Carrie.

Louise sera aidée dans son enquête par Singleton, qui joue un drôle de jeu avec celle-ci, l’obligeant à mentir à tous et surtout à Carrie qui est loin d’être dupe.

Plusieurs enquêtes sont menées en parallèles par nos 2 enquêtrices, avec des rebondissements plus ou moins attendus. L’auteur nous dévoile une partie cachée de l’histoire de Louise, on en apprend plus sur sa mère. On se demande comment Louise va réussir à surmonter tout ce qui lui tombe dessus…

L’auteur nous plonge dans un monde de pourris et psychopathes avec une analyse très approfondie et réussie de ceux-ci. Il a aussi travaillé la partie langage canadien et expression de là bas avec brio. On sent le travail de l’auteur derrière ce roman bien abouti toujours sur fond de musique !

Et cerise sur le gâteau, cela est librement inspiré de l’histoire du tueur en série Willy B. Richardson, alias William R. Bradford.

Bravo un roman top que je recommande ! J’attend le tome 3 afin de voir évoluer la relation de notre trio de choc LouiseSingletonCarrie…. qui a mon avis ne va pas être de tout repos !

Éditeur : ROBERT LAFFONT (19/10/2017)
Nombre de pages : 384 pages

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” Je n’ai fait que leur donner un instant de gloire. ” Willy B. Richardson, alias William R. Bradford (1948-2008), le ” Killer Photographer “. Fasciné par leurs tatouages, il les appâte avec son appareil photo, fige leurs désirs de starlettes sur du papier glacé, puis les tue et s’empare de ce qu’il convoite. Le lendemain, on retrouve le corps de ces jeunes femmes sur les berges du Saint-Laurent, le pubis orné d’éclats de miroir et un morceau de peau découpé. Pour piéger celui qu’à Montréal on appelle déjà ” le tueur au miroir “, il faut des flics borderline : Louise Beaulieu, qui se fiche des limites et des règles, et Carrie Callan, qui, sous son air bien sage, est un vrai pitbull. Des photographies à clé, un secret de famille, des messages cryptés… Le passé rattrape Louise. Désorientée, elle ment et triche. Et Carrie soupçonne l’impensable : des liens entre l’enquêtrice québécoise et Singleton, le redoutable tueur en série qu’elles ont traqué ensemble un an auparavant. ” Un thriller intelligent et addictif ! ” Pascal Jaubert, librairie Jaubert, Riez-la-Romaine. ” Mitchelli fait tourner une machine diabolique. ” Patrick Cargnelutti, quatresansquatre.comCe thriller est librement inspiré des meurtres commis par William R. Bradford, condamné aux États-Unis en 1988.

 

William Richard Bradford

 

Une partie des probables victimes

Crimes
En juillet 1984, alors qu’il était libre sous caution et attendait son procès pour viol, Bradford rencontra Shari Miller, une barmaid dans un établissement de Los Angeles appelé « The Meet Market. » Bradford lui dit qu’il était photographe professionnel et lui offrit de l’aider à monter un book de mannequin. Il l’amena dans un camping isolé dans le désert au nord de Los Angeles (qui était le site du viol dont Bradford attendait le procès), il la photographia dans toutes sortes de poses, puis l’étrangla. Après l’avoir tuée, Bradford découpa ses tatouages et enleva sa blouse; il transporta alors son corps dans un parking à Hollywood, où il le jeta dans une allée avoisinante. Lorsque le corps fut trouvé, il n’y avait aucun moyen de l’identifier. Miller fut alors enregistrée comme « Jane Doe . »

Peu après, Bradford persuada sa voisine de 15 ans, Tracey Campbell, qu’elle pouvait être mannequin et l’amena dans le désert, où il la photographia aussi avant de l’étrangler. Il laissa le corps là, couvrant son visage avec la blouse de Shari Miller.

Arrestation
Bradford devint suspect lorsque les enquêteurs apprirent qu’il était le dernier à avoir vu Campbell vivante. Cela, de pair avec son procès en suspens pour viol, obligea la police à obtenir un mandat de perquisition pour l’appartement de Bradford; à l’intérieur, ils trouvèrent les photos de Miller et Campbell, ainsi que 54 autres photos de femmes non identifiées. La police reconnu les photos de Miller, la « Jane Doe  » et arrêta Bradford suspecté de meurtre; utilisant une formation de roches visible sur une des photos de Miller, la police fut en mesure de situer le site dans le désert où les meurtres s’étaient produits. En cherchant le site, la police trouva le corps décomposé de Campbell derrière la formation rocheuse. Peu après, Bradford plaida sans contestation aux accusations de viol pour lesquelles il attendait le procès et fut condamné à huit ans en prison

Procès et condamnation
Bradford fut jugé en 1988, procès durant lequel il renvoya son avocat, décidant d’agir à son propre compte. Alors qu’il se défendait lui-même, il n’offrit aucune preuve ou argument pour prouver son innocence. Le procureur qualifia Bradford de tueur en série durant le procès, mais celui-ci n’offrit aucune information sur les meurtres autres que ceux de Miller et Campbell. Dans sa conclusion, Bradford dit implicitement qu’il avait assassiné plusieurs autres femmes en plus de Campbell et Miller : « Pensez à combien vous ne savez rien à propos de moi. Vous avez tellement raison. C’est tout. »

Le jury déclara Bradford coupable des deux meurtres et le condamna à la peine capitale.

Temps au quartier général des condamnés à mort
En 1998, Bradford abandonna toutes ses demandes de liberté conditionnelle, déclarant que la vie à San Quentin était devenue insupportable. N’ayant eu aucune représentation légale pendant 10 ans, il engagea un avocat pour l’aider à accélérer le processus de son exécution et commença à écrire des poèmes sur la vie à San Quentin. Sa poésie attira l’attention de la presse qui le nomma Death Row Poet (le poète du quartier des condamnés à mort).

Cinq jours avant son exécution, Bradford dit qu’il avait changé d’avis, proclamant son innocence et déclarant qu’il voulait que le processus d’exécution soit arrêté.

Événements de 2006
En 2006, la police de Los Angeles s’intéressa soudainement à nouveau au cas de Bradford, publiant une feuille montrant des photographies de visages de jeunes femmes trouvées sur les photos de l’appartement de Bradford. Les détectives déclarèrent penser que ces femmes pouvaient toutes être des victimes de Bradford. Depuis la parution de ces photos, au moins une femme, la photo numéro 28, fut identifiée comme étant Donnalee Campbell Duhamel, une femme dont le corps décapité fut retrouvé dans un canyon à Malibu en Californie en 1978. Il a été prouvé que Duhamel avait rencontré Bradford dans un bar de Culver City, « The Frigate », quelques jours avant la découverte de son corps.

Les enquêteurs ont également révélé que plusieurs des femmes avaient été identifiées comme des ex-femmes de Bradford, bien que rien ne prouve qu’elles soient mortes, ou que Bradford soit suspecté de les avoir tuées.

Une autre photographie identifiée est celle de la sœur de l’actrice de la série TV Les Experts : Miami, Eva LaRue7. Elle est la photo numéro 3. L’épisode « Darkroom » de « CSI : Miami » est basé sur cette histoire. Elles se sont toutes deux entretenues avec les services de police et ont été en mesure de donner plus d’informations.

La grande majorité des femmes prises en photo restent non identifiées, elles sont toutes considérées comme des victimes potentielles de viol et/ou meurtre. La police souhaite la diffusion des photos à l’échelle nationale, Bradford ayant en effet effectué divers séjours dans le Michigan, la Floride, le Texas, l’Oregon, l’Illinois, le Kansas et la Louisiane, et fut inculpé dans plusieurs de ces états. En 1978, il fut accusé d’agression sexuelle dans le Michigan par sa femme, et fut accusé du même crime en 1980 à Valparaiso en Floride.