Thriller

La mort dans l’âme de Roland Collin

 

Le prologue nous met de suite dans l’ambiance particulière du roman, avec des soldats face à des faits étranges…

L’histoire se déroule en 1960, donc après la seconde guerre mondiale, qui reste malgré tout bien présente dans les mémoires et a marquée tout un petit village en France, à quelques kilomètres de Nice.

Le capitaine John Archer, anglais de 40 ans, enquêteur pour la “Royal Military Police” est dépêché dans le petit village de Gillens, afin d’enquêter sur la disparition étrange au fort de Vigie de 4 soldats, dont 3 étaient anglais..

Il sera logé par Lilly  qui lui loue une chambre dans sa maison. C’est une jeune veuve allemande, qui a perdu son mari, français originaire du village, et son fils lors d’un terrible accident de voiture. A cause de ses origines allemandes elle est haie par tout le village malgré sa discrétion et gentiellesse.

Lilly reçoit régulièrement la visite d’une spectre, une jeune fille qu’elle prénommera Anna. Elle se met alors en tête de découvrir qui est cette jeune fille. Très vite sa recherche de vérité va rejoindre l’enquête difficile de John… Ils vont se heurter à tout un village et une communauté soudée afin de préserver leurs secrets et les leurs.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce livre. L’auteur nous rappelle avec habileté une époque très trouble de la France, la seconde guerre mondiale et surtout l’après guerre. Par des mots bien choisis on s’attache particulièrement et rapidement à Lilly et John. Les touches de surnaturel apportent beaucoup à l’histoire car sont placées subtilement aux bons moments.

L’auteur inverse aussi le rôle des méchants et gentils de l’après-guerre. On y retrouve de la jalousie, de l’avarice de la haine, un peu d’amour, beaucoup de courage. Des ingrédient qui en font un très bon  livre.

Je regrette juste 2 petites choses, un peu de longueur à certains moments et la fin ma moyennement plus, pas assez approfondie, un peu précipitée, une impression de vouloir en finir vite.

Nombre de pages : 250

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Présentation de l’éditeur
Les disparus de Gillens : l’affaire la plus étrange et la plus éprouvante sur laquelle John Sanders a travaillé…

Témoignage de Marco Camponi – Novembre 1960.
« J’étais en train de tout nettoyer quand il y a eu les premiers cris. Au début, ça m’a fait marrer. Des cris, il y en avait à chaque
fois. Mais cette fois-ci, c’était très différent. Ils étaient beaucoup plus puissants. Je n’étais pas tranquille. Je me suis approché de la porte et là, j’ai entendu des hurlements comme je n’avais jamais entendu. Presque inhumains, vous voyez ? Je ne savais pas quoi faire. Quelque chose d’anormal était en train de se passer. Je n’ai pas cherché à comprendre. Je me suis enfui en emportant mes affaires. Je n’ai plus jamais revu Bertrand et les autres… »