Thriller

Le tueur au miroir de Fabio M. Mitchelli

 

On retrouve pour la 2eme fois Louise Beaulieu l’inspecteur canadienne qui n’en fait qu’à sa tête et se fiche des règles et Carrie Callan l’américaine vivant en Alaska traumatisée par la mort de son père ancien policier. L’une pour résoudre des meurtres de jeunes femmes inexpliqués dont sa compagne, et l’autre pour arrêter Daniel Singleton le tueur en série déjà rencontré dans le livre “Une forêt obscure” , assassin entres-autres du père de Carrie.

Louise sera aidée dans son enquête par Singleton, qui joue un drôle de jeu avec celle-ci, l’obligeant à mentir à tous et surtout à Carrie qui est loin d’être dupe.

Plusieurs enquêtes sont menées en parallèles par nos 2 enquêtrices, avec des rebondissements plus ou moins attendus. L’auteur nous dévoile une partie cachée de l’histoire de Louise, on en apprend plus sur sa mère. On se demande comment Louise va réussir à surmonter tout ce qui lui tombe dessus…

L’auteur nous plonge dans un monde de pourris et psychopathes avec une analyse très approfondie et réussie de ceux-ci. Il a aussi travaillé la partie langage canadien et expression de là bas avec brio. On sent le travail de l’auteur derrière ce roman bien abouti toujours sur fond de musique !

Et cerise sur le gâteau, cela est librement inspiré de l’histoire du tueur en série Willy B. Richardson, alias William R. Bradford.

Bravo un roman top que je recommande ! J’attend le tome 3 afin de voir évoluer la relation de notre trio de choc LouiseSingletonCarrie…. qui a mon avis ne va pas être de tout repos !

Éditeur : ROBERT LAFFONT (19/10/2017)
Nombre de pages : 384 pages

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” Je n’ai fait que leur donner un instant de gloire. ” Willy B. Richardson, alias William R. Bradford (1948-2008), le ” Killer Photographer “. Fasciné par leurs tatouages, il les appâte avec son appareil photo, fige leurs désirs de starlettes sur du papier glacé, puis les tue et s’empare de ce qu’il convoite. Le lendemain, on retrouve le corps de ces jeunes femmes sur les berges du Saint-Laurent, le pubis orné d’éclats de miroir et un morceau de peau découpé. Pour piéger celui qu’à Montréal on appelle déjà ” le tueur au miroir “, il faut des flics borderline : Louise Beaulieu, qui se fiche des limites et des règles, et Carrie Callan, qui, sous son air bien sage, est un vrai pitbull. Des photographies à clé, un secret de famille, des messages cryptés… Le passé rattrape Louise. Désorientée, elle ment et triche. Et Carrie soupçonne l’impensable : des liens entre l’enquêtrice québécoise et Singleton, le redoutable tueur en série qu’elles ont traqué ensemble un an auparavant. ” Un thriller intelligent et addictif ! ” Pascal Jaubert, librairie Jaubert, Riez-la-Romaine. ” Mitchelli fait tourner une machine diabolique. ” Patrick Cargnelutti, quatresansquatre.comCe thriller est librement inspiré des meurtres commis par William R. Bradford, condamné aux États-Unis en 1988.

 

William Richard Bradford

 

Une partie des probables victimes

Crimes
En juillet 1984, alors qu’il était libre sous caution et attendait son procès pour viol, Bradford rencontra Shari Miller, une barmaid dans un établissement de Los Angeles appelé « The Meet Market. » Bradford lui dit qu’il était photographe professionnel et lui offrit de l’aider à monter un book de mannequin. Il l’amena dans un camping isolé dans le désert au nord de Los Angeles (qui était le site du viol dont Bradford attendait le procès), il la photographia dans toutes sortes de poses, puis l’étrangla. Après l’avoir tuée, Bradford découpa ses tatouages et enleva sa blouse; il transporta alors son corps dans un parking à Hollywood, où il le jeta dans une allée avoisinante. Lorsque le corps fut trouvé, il n’y avait aucun moyen de l’identifier. Miller fut alors enregistrée comme « Jane Doe . »

Peu après, Bradford persuada sa voisine de 15 ans, Tracey Campbell, qu’elle pouvait être mannequin et l’amena dans le désert, où il la photographia aussi avant de l’étrangler. Il laissa le corps là, couvrant son visage avec la blouse de Shari Miller.

Arrestation
Bradford devint suspect lorsque les enquêteurs apprirent qu’il était le dernier à avoir vu Campbell vivante. Cela, de pair avec son procès en suspens pour viol, obligea la police à obtenir un mandat de perquisition pour l’appartement de Bradford; à l’intérieur, ils trouvèrent les photos de Miller et Campbell, ainsi que 54 autres photos de femmes non identifiées. La police reconnu les photos de Miller, la « Jane Doe  » et arrêta Bradford suspecté de meurtre; utilisant une formation de roches visible sur une des photos de Miller, la police fut en mesure de situer le site dans le désert où les meurtres s’étaient produits. En cherchant le site, la police trouva le corps décomposé de Campbell derrière la formation rocheuse. Peu après, Bradford plaida sans contestation aux accusations de viol pour lesquelles il attendait le procès et fut condamné à huit ans en prison

Procès et condamnation
Bradford fut jugé en 1988, procès durant lequel il renvoya son avocat, décidant d’agir à son propre compte. Alors qu’il se défendait lui-même, il n’offrit aucune preuve ou argument pour prouver son innocence. Le procureur qualifia Bradford de tueur en série durant le procès, mais celui-ci n’offrit aucune information sur les meurtres autres que ceux de Miller et Campbell. Dans sa conclusion, Bradford dit implicitement qu’il avait assassiné plusieurs autres femmes en plus de Campbell et Miller : « Pensez à combien vous ne savez rien à propos de moi. Vous avez tellement raison. C’est tout. »

Le jury déclara Bradford coupable des deux meurtres et le condamna à la peine capitale.

Temps au quartier général des condamnés à mort
En 1998, Bradford abandonna toutes ses demandes de liberté conditionnelle, déclarant que la vie à San Quentin était devenue insupportable. N’ayant eu aucune représentation légale pendant 10 ans, il engagea un avocat pour l’aider à accélérer le processus de son exécution et commença à écrire des poèmes sur la vie à San Quentin. Sa poésie attira l’attention de la presse qui le nomma Death Row Poet (le poète du quartier des condamnés à mort).

Cinq jours avant son exécution, Bradford dit qu’il avait changé d’avis, proclamant son innocence et déclarant qu’il voulait que le processus d’exécution soit arrêté.

Événements de 2006
En 2006, la police de Los Angeles s’intéressa soudainement à nouveau au cas de Bradford, publiant une feuille montrant des photographies de visages de jeunes femmes trouvées sur les photos de l’appartement de Bradford. Les détectives déclarèrent penser que ces femmes pouvaient toutes être des victimes de Bradford. Depuis la parution de ces photos, au moins une femme, la photo numéro 28, fut identifiée comme étant Donnalee Campbell Duhamel, une femme dont le corps décapité fut retrouvé dans un canyon à Malibu en Californie en 1978. Il a été prouvé que Duhamel avait rencontré Bradford dans un bar de Culver City, « The Frigate », quelques jours avant la découverte de son corps.

Les enquêteurs ont également révélé que plusieurs des femmes avaient été identifiées comme des ex-femmes de Bradford, bien que rien ne prouve qu’elles soient mortes, ou que Bradford soit suspecté de les avoir tuées.

Une autre photographie identifiée est celle de la sœur de l’actrice de la série TV Les Experts : Miami, Eva LaRue7. Elle est la photo numéro 3. L’épisode « Darkroom » de « CSI : Miami » est basé sur cette histoire. Elles se sont toutes deux entretenues avec les services de police et ont été en mesure de donner plus d’informations.

La grande majorité des femmes prises en photo restent non identifiées, elles sont toutes considérées comme des victimes potentielles de viol et/ou meurtre. La police souhaite la diffusion des photos à l’échelle nationale, Bradford ayant en effet effectué divers séjours dans le Michigan, la Floride, le Texas, l’Oregon, l’Illinois, le Kansas et la Louisiane, et fut inculpé dans plusieurs de ces états. En 1978, il fut accusé d’agression sexuelle dans le Michigan par sa femme, et fut accusé du même crime en 1980 à Valparaiso en Floride.

Coup de coeur·Policier

Crimes, affaires et faits divers

Ce magnifique livre est une compilation  du journal l’illustration, 1er journal  illustré (à partir de 1843) qui relatait de grandes affaires judiciaires.

A travers des illustrations (photos des criminels, reconstitutions réalisées à l’époque, photos des scènes de crimes etc…)et des résumés on y retrouve de grandes affaires criminelles, dont on parle encore aujourd’hui.

Ces histoires sont classées par ordre chronologique on peut y lire également  un  article sur un reportage réalisé en 1890 au quai des orfèvres, et une étude sur l’assassin solitaire réalisé en 1899.

Au milieu de tous ces articles, on y trouve entres autre un article sur le meurtre de la très célèbre impératrice Elisabeth d’Autriche surnommée Sissi, l’affaire Dreyfus en 5 parties afin de bien comprendre ce qu’il a été écrit à l’époque et le déroulement complet de l’enquête, et affaire plus récente, l’affaire Landru le barbe-bleue de Gambais.

Vous découvrirez dans ce livre 47 articles divisés en 6 chapitres allant de 1862 à 1934.

Ce livre est un vrai trésor, un excellent travail de recherche afin de ne retenir que le plus important de chaque affaires et les meilleures illustrations. Une mémoire illustrée d’affaires criminelles ayant défrayé la chronique avant et après la 1ere guerre mondiale.

Un vrai coup de coeur pour ce livre collector à avoir dans sa bibliothèque, si, comme moi, vous êtes passionnés d’histoires criminelles.

Éditeur : L’ARCHIPEL (01/10/2017)
Nombre de pages : 176

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« On a beau se dire qu’il faut prendre tout au sérieux, rien au tragique, la foule, avec son instinct, sent qu’il faut compter avec un nouvel élément d’inquiétude. On se fera aux attentats, sans doute, mais l’apprentissage est dur. On ne danse plus sur un volcan, mais on y déjeune, on y dîne et on y couche. »
Cet article d’avril 1892, au plus fort des attentats anarchistes qui ensanglantent la capitale, aurait pu être écrit de nos jours. C’est ce qui frappe à la lecture des pages que L’Illustration consacre, durant près d’un siècle, aux faits divers, meurtres en série, scandales politiques et affaires qui bouleversent la IIIe République, jusqu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale.

Relatés au jour le jour par le texte et par l’image, l’affaire Dreyfus, le scandale de Panama, la bande à Bonnot, le procès de Landru ou l’affaire Stavisky, tout comme les faits divers les plus célèbres ou les plus crapuleux, trouvent dans L’Illustration un éclairage passionnant et authentique.